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‘Au jour de la résurrection, la prière sera la première chose qui sera réglée’
-Houraith Ben Kabissa a raconté le récit suivant : ‘J’arrivai à Médine et priai Dieu afin qu’il m’envoie un bon compagnon. Je tins compagnie à Abou-Horaira –que Dieu l’agrée –et je lui informai de mon souhait. Il me rapporta un hadith qu’il a entendu de l’envoyé de Dieu –que Dieu prie sur lui et le salue- et ce fut le suivant : ‘ Au jour de la résurrection, la prière sera la première chose qu’on demandera compte à un homme, s’il l’avait accomplie et complétée, il réussirait, sinon, il serait perdu et déçu’. ‘Si l’homme avait manqué ou négligé une de ses prières prescrites, Dieu dirait (à ses anges) : ‘Voyez ! A-t-il fait des prières surérogatoires ? et dans ce cas on en prendrai pour en compléter ses prières qu’il devait faire dans son vivant.
Et ainsi seraient jugées toutes ses autres œuvres.
Rapporté par Al-Nissai (Chap : ‘De la prière’)
Rapporté par Ibn Maja (Chap : ‘De la prière’)
Rapporté par Abou-Daoud (Chap : ‘De la prière’)
On sait que les piliers de l’Islam sont au nombre de cinq, dont le premier est le témoignage qu’il n’y a d’autre divinité que Dieu et que Muhammad est l’Envoyé de Dieu.
La foi est donc la première chose qu’on demandera compte à quiconque au jour de la résurrection.
La prière est la première de ses œuvres qu’on demandera compte aussi car elle est le fondement de la religion Islamique, et que chacun doit accomplir les cinq prières prescrites, de son vivant.
Remarque sur les cinq Piliers de l’Islam
Le but de ce hadith est de pousser à observer ses prières, de les accomplir aux heures fixes, et de faire des prières surérogatoires, qui seraient pour lui un moyen de compensation, au jour de la résurrection, s’il n’avait pas accompli ses prières prescrites comme il devait le faire.
‘Du Mérite de la prière de’ ‘Al-Douha’
-Abou Al-Darda et Abou-Zarr –que Dieu les agrée- ont rapporté que l’envoyé de Dieu –que Dieu prie sur lui, et le salue- a dit : ‘Dieu à lui la puissance et la gloire dit : ‘O fils d’Adam ! Accomplis pour moi quatre rak’ats au début de la journée, je t’épargnerai la fin de la journée.
Rapporté par Al-Timizi (Chap : ‘De la prière : Al-Douha’)
Rapporté par Abou-Daoud (Chap : ‘De la prière : Al-Douha’)
Il est souhaitable d’accomplir la prière de ‘Al-Douha’, car elle est une sunnah sûre.
Elle peut-être formée de deux raka’ts, selon certains théologiens, et allant jusqu’à douze, mais d’habitude ont en fait huit.
Son heure préférable est le mi temps entre l’aube et midi.
-‘Je t’épargnerai sa fin’, Veut dire que Dieu préserve à celui qui les effectue des maux de la fin de la journée qu’ils soient corporels, tel que les maladies, ou moraux, comme les péchés.
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1 |
وَالضُّح |
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Waaldduha |
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2 |
وَاللَّيْلِ إِذَا سَجَى |
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Waallayli itha saja |
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3 |
مَا وَدَّعَكَ رَبُّكَ وَمَا قَلَى |
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Ma wadda‘aka rabbuka wama qala |
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4 |
وَلَلْآخِرَةُ خَيْرٌ لَّكَ مِنَ الْأُولَى |
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Walalakhiratu khayrun laka mina aloola |
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5 |
وَلَسَوْفَ يُعْطِيكَ رَبُّكَ فَتَرْضَى |
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Walasawfa yu‘teeka rabbuka fatarda |
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6 |
أَلَمْ يَجِدْكَ يَتِيمًا فَآوَى |
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Alam yajidka yateeman faawa |
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7 |
وَوَجَدَكَ ضَالًّا فَهَدَى |
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Wawajadaka dallan fahada |
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8 |
وَوَجَدَكَ عَائِلًا فَأَغْنَى |
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Wawajadaka ‘ailan faaghna |
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9 |
فَأَمَّا الْيَتِيمَ فَلَا تَقْهَرْ |
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Faamma alyateema fala taqhar |
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10 |
وَأَمَّا السَّائِلَ فَلَا تَنْهَرْ |
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Waamma alssaila fala tanhar |
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11 |
وَأَمَّا بِنِعْمَةِ رَبِّكَ فَحَدِّثْ |
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Waamma bini‘mati rabbika fahaddith |
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TRADUCTION
| 1 |
Par le Jour Montant! |
| 2 |
Et par la nuit quand elle couvre tout! |
| 3 |
Ton Seigneur ne t'a ni abandonné, ni détesté. |
| 4 |
La vie dernière t'est, certes, meilleure que la vie présente. |
| 5 |
Ton Seigneur t'accordera certes [Ses faveurs], et alors tu seras satisfait. |
| 6 |
Ne t'a-t-Il pas trouvé orphelin? Alors Il t'a accueilli! |
| 7 |
Ne t'a-t-Il pas trouvé égaré? Alors Il t'a guidé. |
| 8 |
Ne t'a-t-Il pas trouvé pauvre? Alors Il t'a enrichi. |
| 9 |
Quant à l'orphelin, donc, ne le maltraite pas. |
| 10 |
Quant au demandeur, ne le repousse pas. |
| 11 |
Et quant au bienfait de ton Seigneur, proclame-le. |
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COMMENT ACCOMPLIR LA PRIERE
1 - Prononcer l’invocation d’ouverture fait partie de la tradition du Prophète

(
Sunnah) :
« Gloire et pureté à Toi, ô Allah, et à Toi la louange. Que ton Nom soit béni et Ta Majesté soit élevée, et il n’y a pas d’autre divinité [digne d’adoration] en dehors de Toi. »
(Subhânak Allâhumma wa Bihamdika wa Tabâraka-Smuka, wa Ta'âla Jadduka wa lâ Ilâha Ghayruk)
Puis, on dit :

« Je me mets sous la protection d’Allah contre Satan le lapidé. Au Nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. »
(A'ûdhu billâhi minash-Shaytân ir-Rajîm, Bismillah ir-Rahmân ir-Rahîm.)
2 - Ensuite, on récite la sourate
Al-Fâtihah (Le Prologue) selon la parole du Prophète

.
Puis, on dit, après cette récitation :
(آمِين) (
Âmîn)
à voix haute dans les prières à voix haute, et à voix basse, dans les prières à voix basse.
On récite ensuite (une sourate ou un passage) du Coran.
Il est préférable que l’on récite, dans les prières du
Zhuhr, de l’
Asr, et de l’
Ishâ’, les sourates moyennes, dans le
Fajr, les sourates les plus longues, et dans le
Maghrib, les plus courtes.
Mais, parfois au cours de cette dernière prière, on peut réciter des sourates longues ou moyennes, comme l’a fait le Prophète

.
Il est religieusement correct que la prière de l’
Asr soit plus courte que celle du
Zhuhr.
3 - On s’incline ensuite en prononçant le Takbîr (Allâhu ‘Akbar), tout en levant les mains au niveau des épaules ou des oreilles.
[Une fois incliné,] Il faut que la tête soit dans le prolongement du dos,les mains sur les genoux, les doigts écartés ; on marque un temps d’arrêt en disant :
« Gloire et pureté à mon Seigneur le Très Grand. »
(Subhâna Rabbiy-al-'Azhîm)
Il est préférable de répéter cette formule trois fois ou plus.
Il est recommandé d’ajouter ceci :

« Gloire et pureté à Toi, ô Allah, notre Seigneur, et à Toi la louange. Ô Allah, pardonne-moi. »
(Subhânak Allâhumma Rabbanâ wa Bihamdika AIlâhumma Ghfirlî)
4 - Puis, on se redresse de l’inclinaison, et on lève les mains au niveau des épaules ou des oreilles, en disant :

« Qu’Allah exauce celui qui L’a loué. »
(Sami'-Allâhu liman Hamidah)
que la personne mène la prière (en groupe), ou bien qu’elle prie derrière un imam.
Il est prouvé dans certains hadiths authentiques que le Prophète  a dit après s’être redressé :

« Notre Seigneur, à Toi la louange, une louange abondante, pure et bénie, qui remplit les cieux et la terre et ce qu’il y a entre les deux, et qui remplit tout ce que Tu voudras au-delà de cela... »
(Rabbanâ wa lakal-Hamd Hamdan Kathîran Tayyiban Mubârakan fîh, Mil’us-Samâwât wa Mil’ul-‘Ardh wa Mil’u mâ baynahumâ wa Mil’u mâ Shi’ta min Shay’in ba'd…)
C’est bien si l’on rajoute après cela :

« Tu es Digne d’éloges et de grandeur, c’est la parole la plus véridique que le serviteur puisse dire et nous sommes tous Tes serviteurs. Nul ne peut retenir ce que Tu as donné et nul ne peut donner ce que Tu as retenu. Le fortuné ne trouve dans sa fortune aucune protection contre Toi »
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Par contre, si l’on prie derrière l’imam, on dit en se relevant [de l’inclinaison] :

(Rabbanâ wa lakal-Hamd)
… puis, tout ce qui a été mentionné ci-dessus.
Il est recommandé que l’imam et la personne qui prie derrière lui placent [à nouveau] les mains sur la poitrine, comme ils l’ont fait en position debout, avant l’inclination, selon la pratique du Prophète
confirmée dans le hadith de Wâ’il ibn Hujr et Sahl ibn Sa'd - qu’Allah les agrée.
5 - Puis, on se prosterne en prononçant le Takbîr, en posant les genoux au sol avant les mains, si on y arrive ; mais si cela pose problème, on peut poser les mains avant les genoux. Les doigts des mains et des pieds sont dirigés vers la Qiblah ; les doigts des mains sont joints entre eux. On repose sur les sept membres suivants : le front et le nez, les (deux) mains, les (deux) genoux, la plante des (deux) pieds –les orteils repliés. On dit alors :
سُبْحَانَ رَبيَ الأَعلَى
(Subhâna Rabbiy-al-A'lâ)
« Gloire et pureté à mon Seigneur le Très Haut »
… trois fois ou plus.
Il est recommandé de dire après cela également :
سُبْحَانَكَ اللَّهُمَّ رَبَّنَا وَبحَمْدِكَ اللَّهُمَّ اغْفِرْ لي
« Gloire et pureté à Toi, ô Allah, notre Seigneur, et à Toi la louange. Ô Allah, pardonne-moi. »
(Subhânak Allâhumma Rabbanâ wa Bihamdika AIlâhumma Ghfirlî)
On s’efforce de faire le plus d’invocations possible, car le Prophète
a dit :
« Dans l’inclinaison, proclamez la grandeur du Seigneur ; quant à la prosternation, faites dans cette posture beaucoup d’invocations, car elles sont plus à même d’être acceptées par Allah. »
… Et il a dit aussi :
« La position dans laquelle le serviteur se trouve le plus proche de son Seigneur est lorsqu’il est prosterné. Faites donc le plus d’invocations possible [dans cette posture]. »
On demande à Allah, le bien de ce bas-monde et de l’au-delà, pour soi-même et les autres musulmans, que la prière que l’on accomplit soit une prière obligatoire ou surérogatoire. On écarte les coudes de ses côtes, le ventre de ses cuisses, et les cuisses de ses mollets. On lève les avant-bras au-dessus du sol, selon la parole du Prophète
:
« Et restez en prosternation sans bouger, et n’allongez pas vos avant-bras comme le fait le chien. »
6 - On relève ensuite la tête en prononçant le Takbîr, on étend son pied gauche sur le sol (sous soi) de manière à s’asseoir dessus, [la jambe droite repliée], le pied droit relevé, et on pose les mains sur les cuisses et les genoux. On dit alors :
رَبِّ اغْفِرْ لي رَبِّ اغْفِرْ لي رَبِّ اغْفِرْ لي اللَّهُمَّ اغْفِرْ لي وَارْحَمْني وَارْزُقْني وَعَافِني وَاهْدِني واجْبُرْني
« Seigneur, pardonne-moi, Seigneur, pardonne-moi, Seigneur, pardonne-moi. Ô Seigneur, pardonne-moi, accorde-moi Ta miséricorde ; accorde-moi ma subsistance et le salut, guide-moi et panse mes blessures. »
(Rabbi Ghfirlî, Rabbi Ghfirlî, Rabbi Ghfirlî, Allâhumma Ghfirlî wa-Rhamnî, wa-Rzuqnî wa ' Âfinî wa-Hdinî wa-Jburnî.)
On marque une pause de manière à ce que toutes les vertèbres reprennent leur place, comme on l’a fait en se relevant de l’inclinaison, car le Prophète
marquait une longue pause, après l’inclination et entre les deux prosternations.
7 - On se prosterne ensuite pour la deuxième fois en prononçant le Takbîr, et on fait la même chose que ce que l’on a fait la première fois.
On relève la tête en prononçant le Takbîr, et on s’assied comme on l’a fait entre les deux prosternations, mais un moment très court. Cette courte pause s’appelle la position du repos (Jalsatu-l-‘Istirâhah) et il est recommandé de la faire, selon l’avis le plus correct des savants. Si on ne la fait pas, il n’y pas de mal. On ne prononce dans cette posture aucune formule de rappel, ni d’invocation.
8 - On se lève ensuite pour la deuxième unité de prière (Rak'ah), en s’appuyant sur ses genoux, et si cela cause une difficulté, on peut s’appuyer avec ses mains sur le sol.
On lit la sourate Al-Fâtihah et (une sourate ou un passage) du Coran, après cela, comme on l’a fait dans la première Rak'ah ; ensuite, on procède de la même manière que dans la première Rak'ah.

9 - Si la prière comporte deux unités de prière, comme le Fajr, la prière du Vendredi ou de l’Aïd, on s’assied après avoir relevé la tête de la deuxième prosternation, le pied droit relevé, en étendant le pied gauche sur le sol (sous soi).
On pose la main droite sur la cuisse droite, en serrant le poing sauf l’index que l’on pointe vers l’avant, lorsque l’on mentionne le nom d’Allah, dans la formule du Tawhîd et les invocations.
On peut aussi garder l’annulaire et l’auriculaire de la main droite pliés, former une boucle avec le pouce et le majeur et pointer son index vers l’avant.
Ces deux manières ont été rapportées, et le mieux est de faire parfois ceci, parfois cela.
La main gauche est posée sur la cuisse et le genou gauches.
On lit alors la formule de l’attestation (at-Tachahhud) :
التَّحِيَّاتُ للهِ وَالصَّلَواتُ الطَّيبَاتُ السَّلامُ عَلَيْكَ أَيُّهَا النَّبيُّ وَرَحْمَةُ اللهِ وَبَرَكَاتُهُ السَّلامُ عَلَينَا وَعَلَى عبَادِ اللهِ الصَّالِحِينَ أَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّداً عَبْدُهُ وَرَسُولُه
« Les salutations sont pour Allah, ainsi que les prières et les bonnes œuvres. Que le salut soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions. Que le salut soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah. J’atteste qu’il n’y pas de divinité [digne d’adoration] en dehors d’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager. »
(At-Tahiyyâtu Lilâhi was-Salâwâtu wat-Tayyibâtu, as-Salâmu 'alayka Ayyuhan-Nabiyyu wa Rahmatu-Llâhi wa Barakâtuhu, as-Salâmu 'Alayna wa 'alâ-'Ibâdillâh is-Sâlihîna, Ash-hadu an lâ Ilâha Illallâhu wa ash-Hadu anna Muhammadan 'Abduhu wa Rassûluh.)
Puis, on dit :
اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى مُحَمَّدٍ وَعَلَى آَلِ مُحَمَّدٍ كَمَا صَلَيْتَ عَلى إبْرَاهيمَ وَعَلَى آَل إبْرَاهيمَ إِنَّكَ حَمِيدٌ مَجِيدٌ وَبَارِكْ عَلَى مُحَمَّدٍ وَعَلَى آَلِ مُحَمَّدٍ كَمَا بَارَكْتَ عَلَى إبْرَاهيمَ وَآَلِ إبْرَاهيمَ إِنَّكَ حَمِيدٌ مَجِيد
« Ô Seigneur, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad comme Tu as prié sur Ibrâhîm et sur la famille d’Ibrâhîm, Tu es certes Digne de louange et de glorification. Ô Seigneur, accorde Tes bénédictions à Muhammad et à la famille de Muhammad comme Tu as accordé Tes bénédictions à Ibrâhîm et à la famille d’Ibrâhîm, Tu es certes Digne de louange et de glorification. »
(Allâhumma Salli 'ala Muhammadin wa 'ala Âli Muhammadin, kama Sallayta 'ala Ibrâhîma wa 'ala Âli Ibrâhîma, Innaka Hamîdun Majîd. wa Bârik 'ala Muhammadin wa 'ala Âli Muhammadin, kama Bârakta 'ala Ibrâhîma wa 'ala Âli Ibrâhîma, Innaka Hamîdun Majîd.)
Ensuite, on invoque Allah contre quatre choses :
اللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِكَ مِنْ عَذَابِ جَهَنَّم وَمِنْ عَذَابِ القَبْرِ وَمِنْ فِتْنَةِ المحَيْا وَالمَمَات وَمِنْ فِتْنَةِ المَسِيحِ الدَّجَّال
« Ô Seigneur, je cherche refuge auprès de Toi contre le châtiment de l’enfer, le châtiment de la tombe, l’épreuve de la vie et de la mort et l’épreuve du Faux Messie. »
(Allâhumma innî A'ûdhu Bika min 'Adhâbi Jahannami wa min 'Adhâb il-Qabri wa min Fitnat il-Mahyâ wal-Mamât, wa min Fitnat il-Massîh id-Dajjâl.)
On demande ensuite à Allah ce que l’on veut comme bienfait ici-bas ou dans l’au-delà ; c’est bien de faire des invocations en faveur de ses parents, ou d’autres musulmans.
Ceci se fait, aussi bien dans une prière obligatoire que surérogatoire, car la parole du Prophète
, dans le hadith rapporté par Ibn Mas'ûd décrivant ce que faisait le Prophète
dans le Tachahhud, est générale :
ثُمَّ لَيَتَخَيِّرُ مِن الدُّعَاءِ أَعْجَبُهُ إلَيْهِ فَيَدْعو
« Ensuite, qu’il choisisse parmi les invocations ce qui lui plaît, et qu’il invoque. »
Dans une autre version :
ثُمَّ لَيَخْتَر مِنَ المَسْأَلَةِ مَا شَاء
« Ensuite, qu’il demande ce qu’il veut… » et cela englobe tout ce qui peut être bénéfique au serviteur ici-bas et dans l’au-delà.
10 -Puis, on salue [en tournant la tête] vers la droite et vers la gauche, en disant :
السَّلامُ عَلَيْكُم وَرَحمَةُ الله.. السَّلامُ عَلَيْكُم وَرَحمَةُ الله
« Que le salut et la miséricorde d’Allah soient sur vous… Que le salut et la miséricorde d’Allah soient sur vous. »
(As-Salâmu 'Alaykum wa Rahmatullâh, as-Salâmu 'Alaykum wa Rahmatullâh)
- Si la prière comporte trois unités de prière, comme le Maghrib, ou quatre, comme le Zhuhr, l’Asr, ou l’Ishâ’, on récite le Tachahhud mentionné précédemment, la prière sur le Prophète
, puis on se lève en s’appuyant sur ses genoux ; [une fois debout,] on lève les mains à hauteur des épaules en disant :
اللهُ أَكْبَر
« Allah est le Plus Grand. »
(Allâhu Akbar)
On met les mains sur la poitrine, comme décrit précédemment, et on lit la sourate Al-Fâtihah seulement. Il n’y a pas de mal, au cours de la prière du Zhuhr, à réciter de temps en temps, en plus de la Fâtihah, dans la troisième et la quatrième Rak'ah, un passage du Coran, selon le hadith authentique rapporté par Abû Sa'îd – qu’Allah l’agrée.
Puis, on récite le Tachahhud après la troisième Rak'ah du Maghrib, ou après la quatrième, pour le Zhuhr, l’Asr, ou l’Ishâ’ ; on récite aussi la prière sur le Prophète
, on cherche refuge auprès d’Allah contre le châtiment de l’enfer, le châtiment de la tombe, l’épreuve de la vie et de la mort, et l’épreuve du Faux Messie ; et enfin, on fait beaucoup d’invocations.
Parmi les invocations permises à ce moment-là, on peut citer :
رَبَّنَا آتِنَا فِي الدُّنْيَا حَسَنَةً وَفِي الآخِرَةِ حَسَنَةً وَقِنَا عَذَابَ النَّارِ
« Seigneur ! Accorde-nous belle part ici-bas, et belle part aussi dans l’au-delà, et protège-nous du châtiment du Feu ! »
(Rabbanâ Âtina fid-Duniya Hassanatan wa fil-Âkhirati Hassanatan wa Qinâ ‘Adhaban-Nâr)
… comme l’a rapporté Anas – qu’Allah l’agrée – qui a dit :
كَانَ أَكْثَرُ دُعَاءِ النَّبيِ صَلَّى الله عَلَيْهِ وَسَلَّم رَبَّنَا آتِنَا فِي الدُّنْيَا حَسَنَةً وَفِي الآخِرَةِ حَسَنَةً وَقِنَا عَذَابَ النَّارِ
« L’invocation que le Prophète
récitait le plus est : « Ô Seigneur, accorde-nous un bienfait ici-bas, et un bienfait dans l’au-delà, et protège-nous du châtiment de l’enfer. »
Puis, on s’assied comme on l’a décrit pour la prière de deux Rak'ah, sauf que l’on passe sa jambe gauche sous la jambe droite, on s’assied sur le sol, le pied droit relevé, comme le confirme le hadith d’Abû Humayd.
Puis, on salue [en tournant la tête] vers la droite et vers la gauche, en disant :
( السَّلامُ عَلَيْكُم وَرَحمَةُ الله.. السَّلامُ عَلَيْكُم وَرَحمَةُ الله)
« Que le salut et la miséricorde d’Allah soient sur vous… Que le salut et la miséricorde d’Allah soient sur vous. »
(As-Salâmu 'Alaykum wa Rahmatullâh, as-Salâmu 'Alaykum wa Rahmatullâh)
Les invocations après la prière
On prononce la formule de demande de pardon trois fois :
« Je demande pardon à Allah. » Puis, on dit :
(Allâhumma Antas-Salâm wa Minkas-Salâm Tabârakta Yâ Dhâl-Jalâl wal-Ikrâm. Lâ Ilâha Ill-Allâh Wahdahu lâ Sharîka Lah. Lahul-Mulk wa Lahul-Hamd wa Huwa 'alâ Kulli Shay’in Qadîr. Allâhumma lâ Mâni'a limâ A'tayt wa lâ Mu'tiya limâ Mana't wa lâ yanfa'u dhâl-Jaddi Minkal-Jadd. Lâ Huwla wa lâ Quwwata illâ billâh. Lâ Ilâha ill-Allâh wa lâ Na'budu illâ Iyyâh. Lahu Ni'matu wa Lahul-Fadhlu wa lahu-Thanâ’ul-Hassan. Lâ Ilâha ill-Allâhu Mukhlisîna lahu-Dîn wa law Karihal-Kâfirûn)
« Ô Seigneur ! Tu es la Paix et la paix vient de Toi. Béni sois-Tu, ô Digne de glorification et de magnificence. Il n’y a pas d’autre divinité [digne d’adoration] qu’Allah, Unique, sans associé. A Lui la royauté, à Lui la louange et Il est Capable de toute chose. Ô Seigneur ! Nul ne peut retenir ce que Tu as donné et nul ne peut donner ce que Tu as retenu. Le fortuné ne trouve dans sa fortune aucune protection efficace contre Toi. Il n’y a de puissance ni de force qu’en Allah. Nulle divinité [digne d’adoration] sauf Allah et nous n’adorons que Lui, la grâce et la générosité sont à Lui. C’est à Lui que vont les belles formules de louange. Nulle divinité [digne d’adoration] sauf Allah. Nous Lui vouons un culte exclusif en dépit de la haine des mécréants. »
Puis, on prononce trente-trois fois chacune des formules suivantes :

(
Subhân-Allâh wal-Hamdulilâh wal-Allâhu Akbar)
Pour compléter cent, on dit :

(Lâ Ilâha Ill-Allâh Wahdahu lâ Sharîka Lah. Lahul-Mulk wa Lahul-Hamd wa Huwa 'alâ Kulli Shay’in Qadîr)
On récite, après chaque prière :
- le verset du Repose-Pied (Âyatu-l-Kursîy)(Sourate La Vache, v. 255).
- la sourate Al-Ikhlâs (le Monothéisme Pur) : (قُلْ هُوَ اللَّهُ أَحَدٌ )
- la sourate Al-Falaq (l’Aube Naissante) : (قُلْ أَعُوذُ بِرَبِّ الْفَلَقِ )
- la sourate An-Nâss (les Hommes): (قُلْ أَعُوذُ بِرَبِّ النَّاسِ )
Il est recommandé de les lire trois fois chacune, après les prières du
Fajr et du
Maghrib, selon le hadith authentique rapporté du Prophète (que Dieu prie sur lui, et le salue). Il est également recommandé après ces deux prières, en plus des invocations citées ci-dessus, de réciter dix fois la formule :
« Il n’y a pas d’autre divinité [digne d’adoration] qu’Allah, Unique, sans associé. A Lui la royauté, à Lui la louange, Il donne la vie, Il donne la mort et Il est Capable de toute chose. »
(Lâ Ilâha Ill-Allâh Wahdahu lâ Sharîka Lah. Lahul-Mulk wa Lahul-Hamd Yuhyî wa Yumît wa Huwa 'alâ Kulli Shay’in Qadîr)
Si la personne qui prie est l’imam, il se tourne vers les gens et leur fait face après avoir récité trois fois la formule de demande de pardon, et la formule :
« Ô Seigneur ! Tu es la Paix et la paix vient de Toi.
Béni sois-Tu, ô Digne de glorification et de magnificence. »
(Allâhumma Antas-Salâm wa Minkas-Salâm Tabârakta Yâ Dhâl-Jalâl wal-Ikrâm.)
Puis, il récite les invocations mentionnées ci-dessus, comme le prouvent de nombreux hadiths du Prophète (que Dieu prie sur lui, et le salue). Parmi ces hadiths, on trouve le hadith de Â’ishah, rapporté par Muslim ; toutes ces invocations font partie de la
Sunnah et ne sont pas obligatoires.